Une nouvelle question urbaine (I) / Bernardo Secchi.




Dans les dernières années, j’ai eu l’opportunité, avec Paola Viganò, d’étudier quelques métropoles : la Vénétie, une « ville diffuse » qui est à l’origine de nos études sur la dispersion urbaine ; la région d’Anvers au coeur d’une immense métropole diffuse qui de Lille s’étend jusqu’à Bruxelles, Rotterdam, Amsterdam et Cologne ; enfin, le Grand Paris, une agglomération de douze millions d’habitants avec au centre le Paris haussmannien, « icône du xixe siècle ». À ces métropoles, il faudrait en ajouter d’autres qui ont été pour nous des expériences plus brèves, en Europe, en Amérique latine et en Chine.
Il s’agissait toujours d’études qui avaient pour objectif la construction d’un projet, sachant qu’il existe une connaissance propre, produite par le projet, dont la nature et le statut épistémologique sont complexes. Cette connaissance est indépendante de celle qu’ont produite les analyses urbaines traditionnelles. Par ces études projets, nous sommes arrivés à la conclusion que nous sommes aujourd’hui, encore une fois, en présence d’une « question urbaine » dont la nature nous a conduits à avancer des hypothèses.